
La communauté des études marketing et opinion en France considère souvent la bonne volonté des interviewés à participer aux enquêtes comme un acquis. Il est vrai que nous avons la chance de bénéficier d’une population qui s’exprime volontiers si on la sollicite. Lorsque nous menons des études online avec le même type de questionnaire dans plusieurs pays, nous constatons que les français s’impliquent plus dans les questions ouvertes que les anglais ou les allemands.
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Pourtant, la baisse des taux de réponse sur certaines cibles, et la montée d’une certaine désaffection vis-à-vis des sondages, montrent la fragilité de la motivation des interviewés. A l’heure où internet favorise une croissance des sollicitations, il est essentiel de s’interroger collectivement sur ce qui pousse les participants à répondre, et sur la manière de les (re)motiver aux études consommateurs.
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Les enjeux à venir dépassent de très loin le débat idéalisé sur la « virginité » des consommateurs et la chasse aux répondants professionnels. La participation des interviewés ne peut pas durablement se borner à une simple « coopération nonchalante » , comme le dit Alain Garrigou. On doit viser un partenariat, où chacun y trouve son compte.
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La mobilisation des sociétés d’études américaines
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Aux Etats-Unis, les instituts d’études ont pris conscience de cet enjeu en créant The Council for Marketing & Opinion Research (CMOR), une association pour promouvoir la participation aux enquêtes.
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Au programme du prochain colloque (octobre 2007) de cette association, les sujets suivants seront traités :
– les nouvelles méthodes de recrutement en quali
– les attentes des répondants en termes d’incentives
– favoriser la motivation des participants sur les études de longue durée
– le cas des études qualitatives online
– etc
(suite…)